Colbert

Caractéristiques

Dimensions : L : 95,12 x B : 18,00 x TE : 8,11 m Déplacement: 8 617 tonnes Machine : Indret de 4 650 ch (1000 sur le plan d'armement) Voilure : 2 134 m² Vitesse : 14,75 nœuds Effectif : 689 hommes Cuirasse : ceinture: 22, batterie: 16, pont, 15 cm Armement : 8 x 274 mm (canon rayé mod. 70) (6 dans la batterie, 2 sur les gaillards) ; 1 x 240 mm (sur le gaillard) ; 6 x 138,6 mm L'armement des bâtiments de cette série semble avoir été remanié. Il en ressort une certaine confusion dans les sources analysées. L'armement présenté ici est celui du devis d'armement. Ce navire a coûté à l''époque 8 261 905 francs.

Historique

Ce cuirassé de premier rang construit en bois sur les plans de Dupuy de Lôme, est très similaire à l'Océan, dont il ne diffère que par le poids, plus élevé. Ce sera le dernier cuirassé français construit en composite bois/acier avec ses trois sister-ships, les Trident, Richelieu et Friedland. Par ailleurs sa voilure sera supprimée lors de sa refonte. On retrouve aussi ce bâtiment sous la classification "frégate cuirassée" (dans le devis d'armement par exemple). Le Colbert a été mis sur cale à l'arsenal de Brest le 4 juillet 1870 et lancé le 16 septembre 1875. Les essais vont débuter deux ans plus tard, le  23 mai 1877, la mise en service ayant lieu le 30 juin 1877. Il est tout d'abord affecté en octobre 1878 à la division navale de la Manche comme bâtiment amiral. En juillet 1879, il rejoint la Méditerranée qu'il ne quittera plus et est affecté à l'escadre d'évolution comme bâtiment amiral. En juillet 1881, le Colbert est de l'expédition de Tunisie. Il participe notamment le 15 juillet au bombardement puis au débarquement de Sfax. Il quitte l'escadre en 1882 avant d'être mis en réserve le 2 octobre 1884, situation instable qui va être la sienne pendant douze ans. En effet, le 26 novembre 1884, il est réarmé et affecté à l'escadre d'évolutions, puis de nouveau désarmé et en réserve le 14 janv. 1890. En avril 1892, il est à nouveau  réarmé pour devenir bâtiment amiral de l'escadre de réserve, position dont il ressortira en 1894. Désarmé en 1895, il est utilisé comme caserne  jusqu'à sa condamnation le 11 août 1900.

Commandants successifs

23-5-1877 : C.V. Pleuriot de Langle. 31-8-1578 : Pavillon du C.A. Amet - C.V. Ribell. 1-10-1879 : Pavillon du V.A. Garnault – C.V. Marc de St Hilaire. 1.10-1881 : Pavillon du V.A. Krantz - C.V. Augey-Dufresse. 14-7-1883 : Pavillon du V.A. Duperré - C.V. de Courthille. 20-5-1885 : Pavillon du V.A.  Lafont - C.V. de Courthille. 20-10-1886 - Pavillon du V.A. Peyron - C.V. Maréchal. 20-10-1887 - Pavillon du V.A. Amet - C.V. Courrejolles. 20-10-1889 - Pavillon du V.À. Dupetit-Thouars - C.V. Gigon. 14-1-1890 -. C.V. Ribell (en réserve) 12-4-1892 - Pavillon du C.A. de Premesnil (Esca­dre de réserve). 9-2-1893 - Pavillon du C.A. Prouhet - C.V. Le Do.                                                     Une rare photo du cuirassé sous voiles au début sa carrière (photo SHM)   

LE DEVIS D'ARMEMENT

Nous reproduisons ci-dessous deux pages du devis d'armement  du cuirassé Colbert. Bonnefoux & Pâris, dans leur "Dictionnaire de la marine à voile et à vapeur" publié en 1848, expliquent parfaitement l'importance de ce document propre à chaque bâtiment :    "Le devis d'armement et de campagne, est un état ou, plutôt, un cahier imprimé qui est remis à chaque commandant de bâtiment, et qui est destiné à contenir, en quelques sorte, l'historique complet de ce bâtiment ; l'ingénieur constructeur y porte le relevé des principaux articles des Devis primitifs, et il y décrit tout ce qui peut intéresser le commandant ; on y trouve, aussi, des prescriptions, des colonnes, des chapitres, des questions toutes posées, et, successivement, chaque commandant est tenu de se conformer aux prescriptions, de satisfaire au contenu des colonnes ou chapitres, de répondre, par écrit, à ces questions. Les campagnes, les événements de mer, les faits remarquables du voyage y sont décrits ; les qualités, les défauts du bâtiment y sont mentionnés, et l'on peut procéder, par la suite, quand il y a lieu, à des dispositions mieux entendues, à une installation plus favorable, à un arrimage meilleur ; les changements, les réparations, radoubs, refontes y sont annotés. Ce document est d'une importance extrême ; il doit être tenu avec une attention scrupuleuse ; l'autorité doit veiller à ce qu'il en soit ainsi et à ce qu'il soit conservé avec soin."       La première page représentée est la page de couverture. Elles est signée le 2 juillet 1877 par le capitaine de vaisseau Fleuriot de Langles, premier commandant de ce cuirassé. La deuxième page extraite, est celle relative à la jauge attribuée au navire. Comme pour les navires de commerce, les bâtiments de guerre doivent avoir une jauge établie selon des régles, établies en l'occurence par le décret du 24 mai 1873 de l'administration des Douanes.    
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Le cuirassé Colbert (1875 - 1900)
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